Je me cogne...ce sont mes cheveux qui m'aveuglent.
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Le jour se lève, moi aussi. Sous ma couverture je suis engourdi, je suis bien, une douce chaleur m'enveloppe. 7h10... Je sors de mon lit dans lequel j'ai passé un temps relativement court mais déjà assez long pour pouvoir rester debout pour une nouvelle journée qui s'annonce morne, comme tant d'autres...
Je suis encore dans le brouillard du matin. Le froid qui me gèle les orteils me fait regretter mon lit douillet encore empreint de la chaleur de mon corps.
Je me cogne... je me dis que c'est parce que j'ai des yeux trop petits mais ce sont mes cheveux qui m'aveuglent.
Je me dirige nonchalamment et machinalement vers la pièce qui tient lieu de cuisine, j'ingurgite rapidement un bol de céréales au goût fade et à la texture molle en lisant la composition de ce produit industriel que je connais par coeur...
Peu à peu le monde redevient normal, concret, mes yeux s'habituent à la lumière aveuglante du jour...
Je me brosse les dents tel un automate je frotte énergiquement... Je recrache... Le goût du dentifrice m'écoeure...Je constate l'état de mes cheveux. Les dompter, les coiffer sera fastidieux... Je m'atèle à cette tâche rébarbative
Je suis prêt, dernier petit coup d'oeil, dernière petite inspection quant à la seule chose visible par les gens qui m'entourent, cette façade extérieure superficielle,...
Certains se permettront de me juger sur cet aspect qui ne reflète en rien mon caractère...
Je soupire. Chaque jour la même chose, les mêmes gestes, les mêmes sensations... La monotonie m'accueille au moment ou je suis arraché à mon rêve par l'alarme stridente de mon réveil. Une fois de plus je tente de retrouver un brin d'optimisme, je feinte un sourire au miroir qui me le rend immédiatement. Toujours la même phrase pseudo-optimiste qui trottine dans ma tête : "Peut être un journée formidable qui sait ?"
Ma vie est si plate, toujours la même chose, tout ça pour assurer un avenir encore incertain, je serais peut être arraché à la vie avant même de commencer à penser à vivre comme je le souhaiterais, si on sait que l'on peut mourir à tout moment, pourquoi s'embêter à suivre un chemin prédéfini qui ne nous convient pas ?
Pas le temps de réfléchir plus que ça il est temps pour moi de partir, j'ouvre la porte, le vent et le froid s'engouffrent dans le garage et m'enveloppent. Un grand frisson me parcoure l'échine, première agression (physique) de la journée qui en contiendra beaucoup d'autres (morales)... J'enfourche mon vélo et je pars pour une nouvelle journée ennuyeuse.
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Pourquoi me plaindre? =/